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Decazeville et ses timbres de la Libération : une histoire de courage

Dernière mise à jour : 17 mars 2025

Août 1944, Decazeville, bastion ouvrier et industriel de l'Aveyron, fut libérée grâce à l’action de valeureux maquisards et de la population locale.

Les Allemands avaient pour but de rejoindre le front normand et la Résistance de retarder leur progression.

Les maquisards parvinrent à neutraliser les derniers points de contrôle allemands, tandis que les troupes d'occupation, affaiblies par la progression alliée, entamaient leur retraite.


Le 10 août 1944, une colonne allemande, envoyée pour contrer les forces résistantes dans la région, fut confrontée à plusieurs embuscades montées par des maquisards.

Le premier affrontement se passera à Nuces. Une voiture avec quatre résistants se retrouve face à face avec les Allemands. Trois d’entre eux perdront la vie dans les échanges de tirs.


La colonne Allemande poursuit son chemin vers Saint Christophe.

Ils rencontrent de nouveau quatre résistants qui venaient de faire sauter le pont des Claux à Firmi afin de ralentir les troupes ennemies. Tous furent tués.


C’est aux Hermets que la colonne tombe dans un guet-apens qui la fera alors se diviser en deux : une partie passera par Cransac pour rejoindre le Bassin et l’autre passera par Montbazens. Quatre des maquisards auteurs de ce guet-apens y perdirent la vie.


Une fois réunis en une colonne, les Allemands continuèrent le massacre avec trois nouveaux résistants tués.

Enfin, à Decazeville, ils achèveront leur terrible forfait en exécutant deux hommes avant de se replier le lendemain vers Rodez.


Le dévouement et le courage de ces résistants ne fut pas vain puisque grâce à eux, et tous les autres résistants français, notre pays fut libéré.





La surcharge des timbres de Decazeville : un défi entre créativité et contraintes


À la suite de la libération, le 21 août suivant, le maire demanda la surcharge des timbres existants par les lettres R F puis dessous les initiales C L B H ainsi qu’une vignette qui viendrait couvrir la figure du maréchal Pétain.

Néanmoins, le contrôleur des postes ne fournit qu’une partie de son stock afin de ne pas démunir entièrement les bureaux de poste de ses timbres. Au total, 9 300 d’entre eux furent surchargés.


Lorsque l’imprimeur reçut l’ordre d’opérer la surcharge, celui-ci se rendit compte qu’il n’avait pas assez de vignettes identiques pour les planches de 25 timbres qu’il devait typographier. C’est ainsi qu’il utilisa deux vignettes semblables quant au dessin mais inversées par rapport à l’autre.


De plus, afin de repérer l’emplacement du coin daté de chaque planche, il apposa intentionnellement une surcharge renversée (seulement la vignette et non les initiales qui elles sont dans le bon sens) à l’endroit de ce coin daté.


De ce fait, sur chaque planche, on retrouve 13 timbres du type I, 11 du type II et seulement 1 du type III.


On comprend donc qu’une seule fois par planche les trois types sont accolés.




Timbres non émis


Il semblerait que deux timbres aient été surchargés mais non émis. Il s’agit du 40c. violet ainsi que le 80c. vert qui, pour ce dernier, selon une note publiée par un ingénieur de Decazeville, ne fut pas fourni par la poste au moment de la livraison des autres timbres, mais fut tout de même surchargé. Ces timbres ne sont donc pas officiels et n’ont pas été vendus aux bureaux de poste.

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